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COP30 à Belém : PIFEVA porte la voix des femmes autochtones congolaises dans les négociations climatiques
2025-11-22
COP30 à Belém : PIFEVA porte la voix des femmes autochtones congolaises dans les négociations climatiques
Du 10 au 21 novembre 2025, la 30e Conférence des Parties s'est tenue au Brésil dans un contexte d'aggravation de la crise climatique et de montée des mouvements anti-droits. PIFEVA y était, représentée par sa Coordinatrice Véronique Bulaya.
La COP30 s'est ouverte dans un climat tendu. Aggravation de la crise climatique, montée des mouvements anti-droits, influence croissante des entreprises jusqu'au sein même de la CCNUCC : le contexte était défavorable aux voix les moins puissantes. La société civile — mouvements féministes, organisations de défense des droits des femmes et de justice de genre — s'est mobilisée aussi bien dans le cadre officiel qu'en dehors, à travers des mouvements de résistance populaire.
Une délégation, un mandat
PIFEVA a joint sa voix à celles des organisations de femmes autochtones du monde entier. Madame Véronique Bulaya, Coordinatrice et représentante de l'organisation à Belém, a amplifié la voix, les connaissances et le leadership des femmes autochtones, et plaidé pour que la situation de la femme autochtone reste au centre des négociations sur le climat et la biodiversité.
L'organisation y a partagé sa vision et son engagement à renforcer les alliances afin de garantir que les femmes autochtones ne soient pas seulement présentes dans les espaces décisionnels, mais qu'elles mènent également les efforts visant à construire un avenir plus juste et plus durable pour toutes et tous.
Une revendication précise sur le financement
Au-delà des principes, PIFEVA a porté une demande concrète auprès des États et des donateurs : fournir des financements structurels, pluriannuels et flexibles directement aux organisations locales dirigées par des femmes et par des autochtones qui travaillent à l'intersection de la justice climatique et de la justice de genre.
L'organisation appelle également à allouer des ressources aux fonds féministes et aux fonds pour les femmes, qui disposent d'une expertise avérée dans le soutien aux mouvements locaux et aux groupes de terrain, et qui en assument les risques. C'est une question d'efficacité autant que de justice : les financements qui transitent par une longue chaîne d'intermédiaires arrivent tard, amoindris, et rarement là où les décisions se prennent réellement.
Après Belém
Au terme de la COP30, les femmes autochtones ont non seulement renforcé leur leadership, mais aussi acquis les connaissances techniques nécessaires pour participer aux négociations internationales, notamment aux sessions des organes subsidiaires de la CCNUCC. En participant à ces espaces, PIFEVA se positionne comme un pont stratégique entre le terrain et la négociation, et travaille à ce que les voix, les stratégies et les solutions féministes soient intégrées à tous les niveaux de la décision climatique.
« Les femmes autochtones ne doivent pas seulement être présentes dans les espaces décisionnels : elles doivent mener les efforts pour construire un avenir plus juste et plus durable. »
— Véronique Bulaya, Coordinatrice nationale de PIFEVA
LA COP30 EN BREF
10-21 nov. 2025 dates de la COP30, à Belém (Brésil)
30e Conférence des Parties à la CCNUCC
1 délégation PIFEVA conduite par la Coordinatrice nationale
3 emandes portées : financements directs, pluriannuels et flexibles
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