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Nutrition : PIFEVA relie l'assiette, le champ et l'autonomie des femmes à Mwenga, Walungu et dans la plaine de la Ruzizi
2026-08-12
Nutrition : PIFEVA relie l'assiette, le champ et l'autonomie des femmes à Mwenga, Walungu et dans la plaine de la Ruzizi
En 2024, 25,4 millions de personnes étaient en insécurité alimentaire en RDC et 8,4 millions souffraient de malnutrition aiguë. Face à cette crise, PIFEVA a déployé une réponse intégrée qui refuse de séparer la nutrition de l'autonomisation économique des femmes.
La crise nutritionnelle congolaise frappe d'abord les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes et les populations rurales vulnérables. Au Sud-Kivu, marqué par la crise sécuritaire, les zones de santé de Walungu, de Mwenga et de la plaine de la Ruzizi affichent des taux élevés de malnutrition, aggravés par l'insécurité alimentaire, les maladies infantiles, le faible accès à l'eau potable et des pratiques nutritionnelles inadaptées.
L'Enquête nationale de la nutrition 2023 indique que seuls 18 % des ménages atteignent la diversité alimentaire minimale. L'accès alimentaire continue de se dégrader, avec plus de 21 % des ménages en situation de crise sur la période janvier-juin 2025. L'intensification des affrontements entre groupes armés dans l'Est du pays provoque d'importants déplacements de populations et une précarisation accélérée des conditions de vie.
Une approche intégrée en trois volets
L'objectif général du projet était de contribuer à l'amélioration de la capacité nutritionnelle et de la résilience des ménages, en renforçant l'autonomisation des femmes vulnérables. La méthode combine production agricole durable, relance économique locale et changement de comportement nutritionnel — trois leviers actionnés simultanément, parce qu'aucun ne produit d'effet durable seul.
Résultat 1 — Changer les pratiques
• Diagnostic communautaire sur la malnutrition et élaboration de plans d'action par les cellules d'animation communautaires
• Mise en place d'activités génératrices de revenus écologiques pour renforcer la résilience et pérenniser les acquis
• Création et renforcement de groupes de soutien pour la promotion des bonnes pratiques nutritionnelles, de santé et d'hygiène
• Séances d'éducation à la nutrition, à la santé et à l'hygiène, promotion de la CPN et de la CPoN, et lutte contre le mariage précoce des filles via les canaux de communication locaux
Résultat 2 — Restaurer la production
250 femmes bénéficiaires vulnérables ont été ciblées par un mécanisme participatif et formées à la production maraîchère et vivrière : itinéraires techniques des cultures, approches agroécologiques et multiplication des semences. Le projet a distribué intrants agricoles et petit équipement, mis en place 15 champs-écoles paysans et 425 agri-multiplicateurs issus des anciens CEP, formé les ménages à la gestion post-récolte, appuyé la transformation, la conservation et la commercialisation des produits à haute valeur nutritive, et mis en place ou redynamisé 12 AVEC.
Résultat 3 — Tenir pendant la soudure
La couverture des besoins alimentaires des ménages agricoles vulnérables — en priorité ceux comptant des enfants malnutris de moins de cinq ans et des femmes enceintes ou allaitantes — a été assurée pendant la période de soudure. Le dispositif a reposé sur une évaluation rapide de marché, la sélection de la modalité de distribution et des fournisseurs, des sensibilisations à l'hygiène et à la diversification alimentaire, puis l'assistance alimentaire proprement dite, accompagnée d'un suivi des prix sur les marchés.
LE PROJET EN CHIFFRES
250 femmes bénéficiaires ciblées
15 champs-écoles paysans mis en place
425 agri-multiplicateurs formés
12 AVEC créées ou redynamisées
3 zones d'intervention : Mwenga, Walungu, plaine de la Ruzizi