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Consortium PIFEVA-CCAO : 540 hectares replantés et 710 jeunes et femmes autochtones plus résilients
2026-08-12
Consortium PIFEVA-CCAO : 540 hectares replantés et 710 jeunes et femmes autochtones plus résilients
Avec le financement du programme BASE de la Fondation AVINA, PIFEVA et son partenaire CCAO ont répliqué à l'échelle de neuf nouveaux villages une approche éprouvée, en y intégrant un mécanisme de rationalité climatique. Retour sur une phase de consolidation exemplaire.
Répliquer un projet est plus difficile que le lancer. Il faut adapter sans dénaturer, tenir compte des leçons de la phase pilote et convaincre de nouvelles communautés. Le consortium PIFEVA-CCAO a relevé ce défi dans neuf villages supplémentaires de la chefferie de Lwindi : Irangi, Chafunda, Kabukimba, Kitale, Ilibo, Buzinda, Mulole, Lushale et Ngole.
Une réplication qualitative, pas une simple duplication
L'intervention a mobilisé et renforcé les capacités de 355 jeunes et 355 femmes autochtones sur la rationalité climatique et la restauration de la biodiversité, puis les a accompagnés dans la réhabilitation des blocs forestiers communautaires dégradés par la plantation d'arbres hôtes de chenilles comestibles et dans la gestion rationnelle et durable des forêts. Au total, 710 jeunes et femmes autochtones et 4 970 membres de leurs familles bénéficient de l'amélioration progressive de leurs moyens d'existence.
Neuf pépinières d'espèces forestières à croissance rapide ont été créées et développées par des jeunes et des femmes autochtones formés et regroupés en comité local de pépinières. Deux phases de campagne de plantation ont couvert 540 hectares, répartis en neuf blocs forestiers communautaires de 60 hectares chacun.
Le temps court et le temps long
Les actions de restauration de la biodiversité s'inscrivent dans le moyen et le long terme. L'évaluation de la phase pilote avait recommandé d'accompagner cet horizon par des réponses immédiates. Les 710 bénéficiaires ont donc également été appuyés dans la création d'activités génératrices de revenus en groupe, spécifiquement des cultures maraîchères résilientes à maturation rapide, afin de faire face aux effets immédiats de la crise économique et de l'insécurité alimentaire — et de limiter la reprise de la déforestation pendant que les arbres poussent.
Un changement observable dans les rapports de genre
Dans cette zone, la coupe anarchique d'arbres pour la production de braise était largement pratiquée par les jeunes autochtones pour des raisons économiques. Voir aujourd'hui 710 jeunes et femmes autochtones participer activement à la réhabilitation des écosystèmes dégradés et à la gestion durable des forêts constitue un indicateur qualitatif fort : il traduit le renforcement de la participation des femmes dans la recherche de solutions aux problèmes socio-environnementaux de leurs communautés.
Le consortium a également mobilisé les savoirs historiques non discriminatoires des ancêtres autochtones de Mwenga, qui avaient su faire répondre la forêt aux besoins des hommes et des femmes sans la détruire. Ces savoirs ont été vulgarisés auprès des bénéficiaires et des communautés locales, avec des effets déjà mesurables : une diminution sensible des activités de production de braise dans les forêts couvertes par le projet.
Une gouvernance locale structurée
Pour consolider l'engagement communautaire, le consortium a créé et accompagné un comité local des pépiniéristes, un Comité local de lutte contre la déforestation et neuf Comités de suivi des forêts autochtones. Ces structures assurent l'agrandissement et l'entretien des pépinières ainsi que la restauration des îlots forestiers, conformément à la réglementation locale et à un plan de gestion établi et adapté par les comités eux-mêmes.
LE PROJET EN CHIFFRES
540 ha plantés en 9 blocs de 60 ha
9 villages de la chefferie de Lwindi
9 pépinières communautaires créées
710 jeunes et femmes autochtones bénéficiaires
4 970 membres de leurs familles concernés
11 comités locaux mis en place et accompagnés