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Femmes en Action : 1 500 femmes de Mwenga reprennent la main sur la terre, le revenu et la décision

2026-08-12

By Admin

Femmes en Action : 1 500 femmes de Mwenga reprennent la main sur la terre, le revenu et la décision

Savoirs, droits et leadership. Le projet « Femmes en Action – Mwanamuke Tenda », mis en œuvre par PIFEVA avec le Jane Goodall Institute, s'attaque simultanément à la vulnérabilité climatique, à l'exclusion économique et aux inégalités de genre dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Les femmes qui vivent de l'agriculture à Mwenga cumulent les désavantages : accès limité aux ressources financières, droits fonciers fragiles, faible niveau d'alphabétisation, absence des instances décisionnelles locales et mépris persistant pour leurs savoirs d'adaptation fondés sur la nature. Le projet Femmes en Action a été conçu pour agir sur toutes ces dimensions à la fois, parce qu'aucune ne se règle isolément.

Trois objectifs stratégiques, un objectif global

L'objectif global est d'accroître l'adaptation aux changements climatiques de 1 500 jeunes femmes et femmes vulnérables, y compris autochtones et déplacées internes, dans les filières agricoles, agroforestières et forestières, tout en contribuant significativement à la conservation forestière. Trois objectifs stratégiques structurent l'intervention : améliorer la protection des droits fondamentaux — fonciers, environnementaux et autochtones ; accroître la participation aux décisions dans les ménages, les groupements et les instances locales ; augmenter l'accès et le contrôle des ressources dans les filières agricoles et forestières.

Les solutions fondées sur la nature, apprises et transmises entre femmes

1 500 femmes et jeunes filles autochtones ont accru l'adoption de solutions agricoles fondées sur la nature. La méthode repose sur des champs-écoles installés et équipés, animés par des formatrices issues des organisations paysannes féminines. Des pépinières locales ont été créées ou renforcées par les femmes elles-mêmes, avec appui en équipement et en formation aux pépiniéristes communautaires.

Les bénéficiaires ont développé leurs propres calendriers agricoles et modèles culturaux adaptés aux évolutions climatiques. Elles ont généralisé l'agriculture de conservation pour limiter l'érosion, diffusé des variétés de semences traditionnelles, expérimenté avec succès des associations culturales diversifiées, produit des intrants écologiques et adopté des équipements d'irrigation améliorée. L'agroforesterie a été renforcée par l'introduction d'espèces fruitières, fourragères et fertilitaires.

Le projet a également soutenu la diversification des revenus — fungiculture, apiculture, pisciculture, élevage d'insectes sur arbres à chenilles, unités d'agrotransformation produisant farines, huiles et jus — ainsi que des alternatives énergétiques sobres en carbone : foyers améliorés, briquettes de charbon de paille, pyrolyse de biochar, biodigesteurs et séchoirs solaires.

Décider, enfin

160 membres de Comités locaux de développement, dont 108 femmes, et 146 membres de Concessions forestières des communautés locales ont été accompagnés vers une gouvernance plus inclusive. 27 organisations féminines paysannes ont suivi un programme de renforcement organisationnel sensible au genre, incluant la gestion des risques agricoles et climatiques. 260 femmes autochtones ont pris part aux dialogues ruraux multi-acteurs sur la reconnaissance des droits fonciers, et 80 d'entre elles ont engagé des démarches concrètes d'accès à la propriété foncière ou de négociation de contrats d'exploitation à long terme respectueux de leurs droits.

Sur le volet économique, 1 224 femmes et jeunes filles autochtones membres d'AVEC et de MUSO ont bénéficié d'un programme de renforcement de leurs activités génératrices de revenus écologiques ; 25 d'entre elles ont vu leurs capacités de leadership et de plaidoyer spécifiquement renforcées.

Protéger pour permettre d'agir

Aucune adaptation climatique n'est possible pour une femme qui n'est pas en sécurité. Les contrats sociaux contre les violences basées sur le genre, les campagnes de sensibilisation et les formations en prévention ont rejoint 1 278 personnes. Les actions ciblées auprès de 243 hommes contribuent à l'émergence de modèles masculins positifs et pacifiques, tandis que les Noyaux locaux de lutte contre les VSBG assurent une intervention de proximité.

FEMMES EN ACTION EN CHIFFRES

1 500 femmes et jeunes filles ciblées

1 445 femmes ayant renforcé leurs connaissances sur les SFN

1 420 femmes engagées dans la restauration, la cartographie et le biomonitoring

1 224 membres d'AVEC et MUSO appuyées

27 organisations féminines paysannes renforcées

10 sites d'expérimentation agroforestière aménagés

243 hommes engagés comme modèles positifs

 

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